"Tous les matins, je me shoote avec mon Mont Blanc remplis de Haine."
Marc-Edouard Nabe.




C'est étonnant comme le ciel est bleu aujourd'hui. Ce représentant de la pureté me tend un nuage mais ma main tremblante, ma faiblesse et mon corps blessé se heurtent à son inaccessibilité. Ce spectacle offrait l'apogée de la barbarie humaine. L'homme ici n'était plus qu'une incontrôlable créature dénuée de raison. Pour ma part, je ne ressentais aucune once de vengeance pour cet animal et sa meute. La douleur exerçait une telle emprise sur mon corps et sur mon esprit qu'aucune haine ne pouvait m'envahir. Tout ce que je ressentais, c'était la froideur et la dureté de la matraque qui martelait ça et là le haut de mon corps nu. Un coup de pied destructeur. Le coup de grâce. L'abdomen, il avait bien visé le salaud.
A terre, il faisait encore plus froid. Décidément, ce froid-là avait tout brûlé ; le chiendent, la fertilité de la terre ainsi que mon espoir.
Malgré tout, j'arrivais à les entendre rire et à les voir faire tourner leur matraque, symbole de fierté et de puissance. La meute partait, au chaud. Une autre restait pour s'occuper d'autres détenus. Ma seule liberté à cet instant précis et depuis un long moment, était de m'adosser au mur délabré de la prison, qui se trouvait à quelques centimètres de mon lieu de passage à tabac. Glacial lui aussi, j'avais envie de lui demander pourquoi il me gardait enfermé dans son antre de l'horreur. Malheureusement, un mur n'a ni d'oreilles ni de bouche pour quelconques explications. Des prisonniers avaient été mis à plat ventre sur une des tables de la cour de la prison. On leur fracassait le dos jusqu'à ce qu'ils tombent à terre. Je fermais mes yeux et comme un enfant qui à peur de la vue du sang, je mis ma main sale sur ces derniers. Elle n'empêchait pas d'entendre les râles insoutenables des hommes que l'élite russe voulait à tout prix redresser.
J'eu à peine le temps de souhaiter la mort de mon vaillant président sur mon mur fissuré, à l'aide d'un caillou-craie vagabond, que deux balles encore plus rapides et brutales que n'importe quel coup, vinrent se loger dans ma poitrine gelée.


Fabien ou Jonathan.17 ans.Youtube.Fotolog.Metroflog.2ème Metroflog.







Sally <3






Ps : Il n'yaura que des photos de moi.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:41

Modifié le samedi 31 mai 2008 12:11

Ca y'est. J'ai de nouveau ouvert Word pour écrire. Je ressens une sensation de manque et de nostalgie envers ces longues minutes passées à écrire avec ce logiciel que j'aime tant, avec ce clavier un peu poussiéreux et ces doigts fins, longtemps privés de tendresse. La tendresse, c'est justement elle qui met en prison mon envie d'écrire. C'est assez paradoxal, elle devrait être totalement bénéfique pour moi. Pourtant je m'aperçois qu'elle empêche de défouler ma colère de jeune écrivain fatalement dévoué à son art. C'est un peu comme si toute ma passion pour les mots était passée au travers de son corps à cause de mes doigts qui effleurent sa peau divine. Ma rage envers le monde n'a pas disparu. Elle se cache simplement derrière la tendresse. Cela n'est pas plus mal mais j'ai cependant hâte qu'elle revienne. Détruire les hommes avec des mots est essentiel pour ne pas que je sombre dans leurs engrenages pathétiques. J'ai déjà un pied dedans, je ne veux pas mettre plus de ma personne dans ces horreurs.
Ceci dit, mon comportement moutonnier envers Apple m'interpelle. Je veux absolument un nouvel iPod et mettre beaucoup de satanés billets pour l'avoir. Je me dégoute de ce comportement mais ça ne peut qu'être naturel, à quoi bon se priver de choses qui me font plaisir ?
Je suis bien en ce moment et cela se ressens dans mes mots fades et sans grand intérêt. J'implore cependant je ne sais qu'il force pour pouvoir reprendre goût à la vie par écrit.



# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:44

Modifié le lundi 26 mai 2008 12:10

Le désordre total. Comment mettre des mots sur des choses qui n'ont plus aucun sens ? Je vis ça au quotidien, nous vivons tous cela un jour ou l'autre. Cette angoisse permanente, cette fâcheuse impression d'être une goutte d'eau dans l'océan. L'océan symbolise notre inconscient qui est constitué d'innombrables désirs plus ou moins contrôlables. J'ai appris cela en cours de philosophie, c'est très passionnant de savoir à quel point l'étude de l'être humain peut être poussée. Allez chercher au plus profond de soi-même c'est-à-dire dans son inconscient, est l'acte le plus efficace à exécuter lorsque nous recherchons une certaine paix intérieure. Par exemple en ce moment-même j'ai oublié le sens du mot « sentiment »; des visages, des envies, des fantasmes s'entrechoquent, mais il m'est impossible de les classer. Il ne me reste plus qu'à puiser dans les 9/10ème de mon inconscient encore inexplorés.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:48

Etre un fantôme alors que l'on est pas encore mort, c'est très dur à vivre. C'est un peu comme l'anorexie ou d'autres maladies de ce genre : c'est dans la tête. Bon c'est moins grave, mais l'on perd tous ses moyens face à l'abscence d'attention. Qu'est-ce qui pousse les autres à nous regarder, à nous entendre, à nous admirer parfois même ? Je n'en ai finalement plus la moindre idée. C'est comme si au lycée je me promenais dans une forêt ou les arbres sont les élèves ; ils se ressemblent tous, ils sont grands pour la plupart et se marrent entre eux. Moi je suis petit et au milieu, la tête remplies de pensées quelconques en essayant de comprendre pourquoi le monde est fait ainsi. Ce monde n'est pas logique est trop banal, il n'ouvre pas assez la porte au rêve. La timidité rajoute une couche de difficulté à la vie forçant l'individu à s'integrer ou à brûler à petit feu dans l'ombre de vulgaires clones aux sourires identiques. La jeunesse m'étouffe, je vais finir par croire qu'elle tue les rêves avant même de les avoir crée. Me plaindre ici est ma seule issue avec la musique et un projet.



Je reviens pour toujours en espagne,aurevoir le canada.

# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:51

hysteria_attack@live.fr :)

# Posté le dimanche 25 mai 2008 12:54

Modifié le mercredi 28 mai 2008 13:43